Le Mag du Sud de France

Lundi 21 Mai

Pays de l'Ours-Adet et Férus demandent l'autorisation de lâcher deux ourses dans les Pyrénées en 2012.


Pays de l'Ours-Adet et Férus demandent l'autorisation de lâcher deux ourses dans les Pyrénées en 2012.

 

Compte tenu de l’extinction imminente de l’espèce en Pyrénées Occidentales et des obligations internationales de la France en la matière, les associations FERUS et Pays de l’ours-Adet viennent de déposer officiellement deux demandes d’autorisation de lâcher d’ours dans les Pyrénées, qui pourraient se concrétiser dès 2012.

Les deux dossiers, concernant chacun le lâcher d’une femelle, ont été transmis aux Préfets des Pyrénées-Atlantiques et de Haute-Garonne en début de semaine.

FERUS et Pays de l’Ours-Adet bénéficient du soutien de la coordination associative « Cap Ours », la SEPANSO Pyrénées-Atlantiques étant partenaire de l’opération pour le Béarn.

Il appartient maintenant à l’État d’organiser une consultation du public avant de se prononcer dans les six mois.

Selon les experts, il faudrait lâcher au total 17 ours pour viabiliser les deux sous-populations pyrénéennes  et non un seul comme l’a laissé entendre la Ministre récemment.

Confier aux associations les prochains lâchers d’ours, comme cela avait déjà été le cas en 1996, présente pour l’État plusieurs avantages :

- Cela évitera à la France d’être poursuivie devant la Cour de justice européenne pour manquement à la directive « Habitats Faune Flore » N°92/43 ;

- Le coût des opérations sera financé sur des fonds privés, ce qui évitera des dépenses publiques, mêmes modestes pour un État, en période de crise.

Si l’on considère par ailleurs que le retour de l’ours dans les Pyrénées Centrales a déjà créé plusieurs centaines d’emplois, et que le potentiel de valorisation économique de la présence de l’ours pour les Pyrénées reste fort, l’État a toutes les raisons d’accéder à notre proposition.
La valorisation locale du patrimoine naturel est en effet un secteur d’avenir pour lequel une espèce comme l’ours constitue un atout incontestable pour l’économie pyrénéenne.